La pornographie est un marché économiquement important. Bien que tabou, le nombres de personnes visionnant des films et magasines achetés en librairie reste important, et les consommateurs sur Internet diminue au fils des années.
En effet, selon les chiffres du blog http://pisani.blog.lemonde.fr, « La proportion des recherches de matériel sexuel ou pornographique sur le web (…) représentaient un peu moins de 17% en 1997, moins de 11% en 2001 et 4% ou moins au cours des trois dernières années ». Toutefois, d’autres chiffres énoncés par Charles Bwele démontrent l’importance du marché du porno. Ainsi, aux Etats-Unis, les vidéos pornos représentent 20 milliards de dollars de chiffres d’affaires, la presse 7,5 milliards et Internet 4,5 milliards. Mais cela est sans compter la pornographie infantile. Encore une fois, Charles Bwele annonce des chiffres étonnant : la pornographie infantile représente un chiffre d’affaire de 3 milliards de dollars ! Un scandale que chaque association de protection de l’enfance a le devoir de crier… On recense plus de 100 000 sites pédophiles visibles et le réseau de téléchargement en peer-to-peer Gnutella enregistre près de 116 000 requêtes à caractères pédophiliques. Et pour en finir avec les chiffres, « 89% des sollicitations envers des mineurs [sur les chats Internet] sont ouvertement sexuelles ». Un bilan effrayant.
Mais ou est-ce que je veux en venir ? Je veux en venir au fait que nous devons contrôler le marché du porno, pour éviter qu’on puisse recenser autant de sites pédophiles… Pour cela, nous avons besoin d’une loi. Le projet est simple, sur une idée de Stéphanie Tacquet : chaque sites pornographiques devra poser un label sur sa page d’accueil, certifiant que le contenu de celui-ci a été contrôlé. Ainsi, on limite le risque de développer le marché de la pornographie infantile. Chaque site porno ne disposant pas de ce label sera considéré comme illégal et pouvant disposer de photographies ou vidéos mettant en scène des personnes mineures. Bien entendu, cela ne mettra pas un terme à la pornographie infantile, mais la ralentira considérablement.
Julien SAUVION